Danxomey: la nouvelle capitale touristique de l’Afrique de l’Ouest

Le Bénin développe depuis peu, un visage qui se veut culturel, social, historique. Le gouvernement béninois fait donc revivre le nouveau visage de notre pays via ses réformes et ses différentes réalisations visant à ériger cette terre du vodou, au rang de la  » capitale » touristique de l’Afrique de l’ouest. Comment cela se présente-t-il aujourd’hui ? Quel aspect peut-on espérer d’un Bénin nouveau après 62 années d’indépendance ? 

Des Résolutions

Parmi ce qui caractérisait le Bénin, il y avait une malpropreté à grande échelle et une indiscipline notoire des citoyens. Aujourd’hui, ces critères s’estompent peu à peu pour laisser place à une face neuve et étincelante.

Cotonou : ville propre

Remontons à 10 ans en arrière et décrivons la ville de Cotonou. À cette époque, la majorité des quartiers étaient insalubres (Zongo, Gbégamey, etc). Les sachets et différents objets trainaient un peu partout. 

Là, nous sommes en 2022, toutes les rues sont propres. Les places publiques sont dégagées et bien employées. Mieux, de nouvelles routes ont été tracées pour faciliter la circulation à l’intérieur de la capitale économique. 

Même dans les ménages, la propreté est imposée. Autrefois, les concessions étaient jonchées d’ordures. Aujourd’hui, chaque maison dispose d’une poubelle à sa devanture.

Un jeune, un casque

Vous rappelez-vous des jeunes qui mourraient de traumatisme crânien ? Nombreuses sont les familles qui ont souffert de cette perte à cause d’un accident. Cette situation alarmante fait désormais partie du passé, car chaque conducteur doit porter un casque. 

Grâce à cette précaution, le nombre de décès liés au choc à la tête a diminué. Nous sommes même tentés de dire que le taux d’accident s’en est trouvé réduit. Toujours est-il que porter son casque a apporté un réel soulagement !

Un renouveau imminent

Oui le Bénin change, et positivement ! Il faut souligner également que les citoyens sont devenus plus respectueux des lois. Peu à peu, l’intérêt général commence à primer sur l’intérêt particulier. À ce propos, savez-vous que le Béninois commence à respecter les feux tricolores ? Ah oui, le miracle ! 

Bienvenu à nouveau au Bénin ! Un pays dans lequel la culture, la propreté et la mise en valeur des places publiques sont d’actualité. Bienvenu au Pays de Béhanzin doté d’un nouveau visage !                          

Aux Réalisations culturelles

Pauvre de ces sols, mais riche en histoire : tel est la revendication prônée par le gouvernement actuel. Pour preuve, il suffit de parcourir la ville de Cotonou, pour revivre en quelques secondes, une totale immersion dans sa culture. Quelques exemples ? 

La Place de l’Etoile Rouge

Affectueusement, nous nommons cette place : «Jacob descend». Pourquoi ? La statue en hauteur sur la tour, représente un homme pointant sa houe vers le ciel. Inaugurée par  feu Président Mathieu KEREKOU en 1975, la place de l’Etoile Rouge avait pour but de marquer l’empreinte de la révolution.

En effet, avec l’instauration du marxisme-léninisme, le royaume du Dahomey changeait officiellement de nom pour devenir la République du Bénin. Voilà ce que représente cette statue. Rouge par sa clôture, elle fait aujourd’hui peau neuve (plus d’ordures et plus de SDF dans les alentours) en plein milieu de Cotonou. Carrefour incontournable, cette place fait indéniablement partie intégrante de l’histoire et de l’évolution du Bénin

Le Mur du Patrimoine

Le plus long des murs (le mur de l’OCBN) jamais graffé en Afrique, daté du 19 février 2021. Plus de neuf cent (900) mètres de long pour exprimer une perception artistique via la culture. Cet édifice fait peau neuve depuis trois années avec d’éblouissantes fresques murales.  

Des masques de Guèlèdè dessinés par endroit, des figures emblématiques de la musique béninoise (Sagbohan Danialou, Angélique Kidjo, et autres) savamment peintes par ailleurs. Sans oublier les patrimoines comme les masques Egoungouns, le Python de Ouidah, etc. 

Placée sous le thème «Le Bénin, Patrimoine et Potentiel», cette édition d’‘’Effet Graff’’ entendait raviver les mémoires et donner de l’agréable à voir aux visiteurs de la ville de Cotonou, qui est la vitrine du Bénin. 

La Place des Martyrs

Le 31 décembre de chaque année, ce lieu fait partie des plus illuminés de la ville de Cotonou. Carrefour phare entre rencontre et festival, la Place des Martyrs est le monument qui narre le mieux, l’histoire du gouvernement KEREKOU. Encore appelé «La place du Souvenir», elle commémore la survie du Général Mathieu KEREKOU, contre «L’Opération Crevette». 

Six militaires et un civil béninois perdirent la vie au cours de ce ‘’coup d’état’’ raté. Mais l’histoire subsiste d’âge et âge. Aujourd’hui cette place est rénovée. Il y prône fièrement, les statues de bronze de deux hommes et une femme. La Place des Martyrs étend toute sa prestance avec l’existence d’une galerie juste au dessus et un place publique à l’arrière des statuts…Le tout dissimulée sous une végétation bien entretenue.

Le nouveau Mur du Port 

Richesse culturelle à  nul pareil, le nouveau mur du Port est le vestige culturel béninois à absolument découvrir. 

Officialisé en Mai, la possibilité est donnée au touriste curieux de revivre l’inspiration des plusieurs artistes nationaux et internationaux, ayant collaboré pour faire revivre l’histoire d’un pays dont le passé refait peu à peu surface. 

L’amazone

Constitué uniquement de femmes, cet ancien régiment militaire de l’ethnie fon a longuement servi l’ancien Danxomey, durant ses heures les plus sombres. 

Partant des rumeurs, il est raconté que ces légendaires guerrières subissaient une ablation des seins pour être plus actives au combat. 

Cheveux coupés court, lance à la main, la classe d’Amazone fut créée par Nan Hangbè au cours de son règne (1708 – 1711).

En 2022, 30 mètres de haut, statue de bronze, fièrement armé, l’amazone du Bénin trône désormais près du Palais des Congrès. 

Fierté nationale, le Bénin peut ainsi se prévaloir d’avoir eu en son sein l’un des plus grands groupes de femmes guerrières d’Afrique (4000 à 6000 femmes). 

Féminisme, égalité homme et femme : le Bénin du vaudou serait-il en avance sur son temps ?

Le monument de Bio Guera

Ce monument béninois n’a pas besoin d’être décrit pour inspirer honneur et fierté. Sa posture, en elle-même est assez parlante. Ici, nous sommes invités au soir du 15 juillet, à faire la connaissance d’un fier chevalier, chevauchant avec bravoure son fidèle destrier, arme à la main, pointé vers l’horizon. Cette statue sur le rond-point de l’aéroport révèle en effet, toute la bravoure des guerriers du Nord et salue la panache de l’un en particulier: Bio Guera. 

De son vrai nom Gbaasi N’Guerra, ce prince guerrier wassangari, né en 1856 dans la commune de Kalalé, aura valeureusement  combattu lors de la période coloniale. Aujourd’hui, hommage est dû à cet homme, qui aura inexorablement marqué son temps et l’histoire du Bénin. 

À nos richesses locales 

Les statues anthropomorphes des rois Ghézo, Glèlè, Béhanzin; la porte du palais royal d’Abomey; le siège royal; les calebasses royales grattées et gravées d’Abomey; etc. Autant d’œuvres, autant de savoir-faire et autant de résidus de passions, entassés en un seul lieu: le Palais de la Marina. 

Un voyage dans le temps vous est proposé pour revivre avec fortes émotions, l’héritage traditionnel qui nous est laissé. 26 trésors royaux qui en somme, relatent l’histoire d’une civilisation riche en culture et en connaissance: celle du Dahomey, actuel Bénin 

Des infrastructures socio-communautaires

La mise en place et la rénovation de ses monuments tend à un caractère touristique, social et culturel. L’initiative se poursuit par la réforme tant à Cotonou que dans le reste du Bénin.

L’aménagement de Pendjari 

Le WAP (W-Arly Pendjari) est l’un des plus grands bastions de conversations animaliers de l’Afrique de l’Ouest. Il est situé dans le Nord-ouest du Bénin. Avec un écosystème encore intact, on y retrouve environs 1700 éléphants ; 400 lions ; plusieurs espèces d’antilopes ; une population de guépards et 460 autres espèces aviaires. Ce parc fut malheureusement en proie à une profonde crise d’insécurité. Aujourd’hui, pour palier à ce mal, des dispositions sécuritaires et  conservatrices tendent à protéger tant ce lieu, que toutes les espèces qui y vivent.

La route des pêches

Il est désormais impossible de parler de la ville de Cotonou sans faire référence à la route des pêches. Véritable carrefour gastronomiques, on se surprend vite à être emporté par la parfaite symbiose entre civilisation, bordure de mer et végétation.

La route des pêches, bitumé, fait office d’entretien et brille de mille feux. Rendez-vous fixé pour le week-end, il est surprenant de ne pas voir la population étendre la sortie vers la route de l’aéroport et  le palais des congrès. «Cotonou ville propre » comme le dit le slogan

La protection du littoral contre l’érosion côtière et valorisation des segments critiques de la côte béninoise

L’enjeu de ce projet consiste à réduire les habitations au bord des plages de Cotonou, notamment celle de Fidjrossè. Interdire le prélèvement du sable marin et augmenter  la sécurité dans les alentours du Port.

La modernisation du sous secteur aérien (réhabilitation et mise aux normes de l’aéroport)

La modernisation du sous-secteur aérien avait pris corps avant la période du Covid. Il se poursuit par la mise en place de nouvelle norme sécuritaire ; une meilleure surveillance des arrivées et des départs au sein de l’aéroport. Optimiser les infrastructures et rendre plus efficaces les compagnies de sûreté, de douanes; et bien d’autres réalisations encore en cours. Le Bénin a déjà le mérite d’avoir l’une des plateformes aéroportuaires, la plus propre de l’Afrique de l’Ouest. Les avions peuvent désormais atteindre sur notre tarmac en toute sérénité.

Des initiatives en cours de réalisations

  • La modernisation des principaux marchés communaux. (Projet 35 marchés urbains et régionaux)
  • La réalisation du boulevard de la Marina et des infrastructures connexes (Place de l’indépendance, …) :
  • L’assainissement du quartier Akpakpa Dodomè, construction des épis, rechargement de plage à l’Est de Cotonou , construction de digue immergée et rechargement de la plage à Avlékété (site propice au tourisme balnéaire).
  • L’aménagement des berges de la lagune de Cotonou : dégagement et assainissement de la berge « Gbogbanou – Dantokpa – Hindé »
  • La réhabilitation et aménagement de voirie urbaine (Asphaltage) dans 9 villes : Cotonou, Porto- Novo, Parakou, Sème- Podji, Abomey- Calavi, Abomey, Bohicon, Lokossa et Natitingou
  • La  construction de vingt-deux (22) stades de type omnisports aux normes internationales
  • La mise en place de pelouse synthétique sur les stades : Mathieu Kérékou, Charles de Gaulle et René Pleven, et 9 autres anciens stades.

Une analyse positive 

À l’analyse de toutes ses réformes et de toutes ses réalisations, il est évident que la terre du vaudou a enfin pris conscience de tout son potentiel historique, culturel, social, ethnique et religieux. Plus encore, il est ici question de les exposer, de les assumer et de les présenter à tous les touristes nationaux, sous régionaux et internationaux. 

Le Bénin d’hier n’est plus celui d’aujourd’hui. Beaucoup d’efforts ont été consentis par le gouvernement, par les promoteurs culturels, puis par leur pair pour révéler ce pays et faire sortir de l’ombre son histoire unique, authentique, pleine de rebondissement. 

Des rois morts en combattant, un roi déporté pour sauver sa patrie, sept présidents connus, soixante-deux années d’indépendance. Le Bénin n’en aura jamais assez de revendiquer cette partie de son patrimoine. Il suffit de parcourir notre pays du Nord et au Sud pour enfin découvrir cette richesse que nous n’avons à envier à aucune nation. 

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